Le fonds renferme un grand nombre de lettres, cartes postales et cartes de souhaits reçues par Winnifred LeGros. On y trouve également ses notes de cours de soins infirmiers de l'Hôpital Jeffery Hale de Québec.
Le fonds renseigne également sur les activités des compagnies "Alexander and co" et "LeGros Brothers". Il recèle ainsi des documents liés à l'opération d'un magasin général et d'une entreprise de pêche: achats des clients, comptes des fournisseurs, sommes dues, inventaires, prises de poissons, copies des lettres envoyées, contrats d'embauche des graviers, factures, etc.
Outre sa valeur historique indéniable pour l'histoire des pêches, le fonds s'avère une source inédite sur l'histoire et la généalogie des habitants de la région s'étendant de Percé à Gaspé, notamment Coin-du-Banc, Barachois et Saint-Georges-de-Malbaie.
John et Mary LeGros auront deux fils, John James et Thomas Alexander. Après leur décès, les enfants sont confiés à Charles Lemarquand, alors propriétaire de la compagnie Alexandre et Lemarquand. À leur majorité, les frères LeGros héritent des établissements de la compagnie à Pointe-Saint-Pierre. De son côté, la famille Lemarquand conserve les établissements de Belle-Anse.
John James et Thomas Alexander fondent alors la compagnie "LeGros Brothers". En plus des installations de Pointe-Saint-Pierre, l'entreprise ouvre un magasin et un poste de pêche à Barachois.
En 1895, John James épouse Edith Emily LeGresley. Ils auront six enfants: John Arthur, Gladys Muriel, Doris Emily, Sydney, Winnifred et Harold. En 1923, au décès de son père, c'est l'aîné, John Arthur (1897-1976) qui reprend les rênes de l'entreprise familiale à Pointe-Saint-Pierre - l'établissement de Barachois demeurant la propriété de son oncle.
Durant le premier quart du 20e siècle, les activités de pêche à la morue connaissent toutefois un déclin important à Pointe-Saint-Pierre. La famille LeGros se concentre alors sur l'opération du magasin général mais, avec le déclin de la population, les affaires périclitent. La plupart des bâtiments de pêche vont disparaître et la grande maison LeGros sera pratiquement abandonnée à partir de la fin des années 1950.
En 2007, l'imposante demeure des LeGros devient la propriété de l'organisme Conservation de la nature, qui souhaite procéder à sa mise en valeur.